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L’ancienne médina de Marrakech, ancienne ville du Maroc, que l’on appelle « la ville rouge », regorge de Riad, celui-ci est un élément indissociable de l’architecture de cette ville à grande vocation touristique. Il raconte de belles étapes de l’histoire des villes impériales du Maroc. L’art de vivre à la marocaine y est tracé par l’ambiance cossue et festive qui s’y dégage.
Ces maisons anciennes ont été peu à peu abandonnées par leurs habitants qui n’avaient qu’une seule idée en tête, celle de « monter » à la nouvelle ville pour y travailler et y découvrir la modernité et donc la société de consommation.
Dans les années 90, une certaine classe, en l’occurrence étrangère, amoureuse du Maroc, a commencé à s’intéresser à ces maisons traditionnelles en les réaménageant dans le plus grand respect de l’architecture traditionnelle, pour les transformer en maisons d’hôtes ou en résidences paradisiaques. De grandes personnalités du cinéma, de la politique et des média se portent acquéreurs de magnifiques palais où la grande qualité de l’art et de l’artisanat marocains en ont fait des résidences au charme fou, un lieu hors du temps et du monde, enfin un havre de paix.
Et c’est la déferlante qui commence, aujourd’hui un Riad en ruines peut coûter la bagatelle de 2000 € le mètre carré pour une superficie variant entre 70 et 1000 mètres carrés.
Le Riad a le vent en poupe et on se l’arrache à des tarifs exorbitants aux yeux des locaux incapables de surenchérir, mais bon marché pour ces étrangers à la recherche d’un dépaysement assuré, et encouragés par une monnaie forte qui s’échange parfois à 3 fois la valeur du dirham marocain. Sans oublier que la fiscalité en l’occurrence française, avec les différents dispositifs (De Robien, Borloo …..) pousse les futurs investisseurs à acquérir ces biens en leur accordant des réductions d’impôt, qui peuvent aller jusqu’à 50%.
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